LA BAIE NÉDICTINE : Jour trois

Jour 3 lundi 30 avril.

BBLL… bll bbbllub ! …Bbbblllbb… Gloup… Bbllub… Plouf bbblllbbb blub… Pfff ! Ouf, voilà, j’ai réussi à monter à l’étage, l’eau n’arrive heureusement pas jusque là !!! Ya trop d’eau en bas ! Je sens que la journée va être compliquée !!! L’embêtant, c’est que les voitures sont en bas… Et dehors ! Elles vont être complètement noyées les pauvres ! Météo France nous avait promis le déluge et c’est une véritable tempête qui nous sape, dès le petit déjeuner, le moral !

Cette fois, vous n’aurez pas de photos ou vidéos du parking et du départ ; l’appareil n’aurait pas supporté la blague… J’en ai déjà perdu un, il y a quelques années, en Ardèche, en faisant du canoë et comme « chat échaudé craint l’eau froide », restons plutôt prudent !

Au programme, donc, de cette journée immergée : le groupe se scinde à nouveau. La plupart prend la direction de Eu, pour y visiter son château. Quant à l’Opel, l’Ami 8 et la Traction, avaient pris la décision, malgré le temps, de regagner Étretat et la côte pour contempler le littoral et ses falaises. Une fois dans les voitures, on attendait Max et Priscillia qui n’étaient manifestement pas encore là. Je les appelais pour leur préciser qu’on les attendait sur le parking. Mais au bout de 20 minutes, nous constatâmes que leur voiture n’était pas là. Je les ai donc appelé une seconde fois pour savoir où ils étaient et ils m’annoncent tout tranquillement qu’ils sont déjà à Étretat : les goujats !!! Nous prîmes donc immédiatement la route pour les y rejoindre.

Mais une Traction, ça n’aime pas tellement les tempêtes. Et tandis que Tlaloc s’acharnait inexorablement sur nos pauvres petits pare-brise d’antan qui avaient perdu l’habitude de mettre le verre dehors par des temps aussi cataclysmiques, l’essuie-glace passager de la Traction décida d’en finir en se jetant par dépit dans le vide et sur le bitume noyé… Par bonheur, cet acte désespéré ne l’acheva pas et, toujours sous des trombes d’eau, et après que je l’eus récupéré, le docteur Bernard Pericolo l’harnacha solidement sur son support à l’aide de fil de fer et nous pûmes reprendre la route à peu près sereinement.

Une fois arrivés à Étretat, pas moyen de retrouver Max et Priscillia qui, en fait, n’ayant pas pu sortir de la voiture, ont préféré reprendre la route, direction Eu, sans attendre. De notre côté, on a bien tenté une sortie des véhicules mais le vent violent nous empêchait même de réfléchir à la situation une fois dehors. Remonté à bord, je me dis que c’était vraiment trop bête d’abandonner si près du but, et contre vents et marée, j’ai atteint péniblement le bord de mer, ballotté par Éole malgré mes kilos, et j’ai réussi, je ne sais comment, à capturer quelques images de cet ouragan… Mais mon retour dans la voiture fut très rapide : officiellement pour ne pas faire trop attendre les copains, mais en réalité, moi qui pourtant ne suis pas frileux pour un sou, avais les jambes trempées et les mains gelées, à tel point que c’est seulement une fois arrivé à l’hôtel « La Tour Carrée », havre de notre 3ème et dernière nuit, que j’ai pu retrouver une température humaine, après avoir passé mes mains sous l’eau tiède du robinet !

Oui, parce que, de suite après notre escapade Étretienne, nous avons filé vers Eu, sans passer par la case « Château », l’hôtel nous ayant assuré par téléphone que nos chambres étaient déjà disponibles. Je reconnais que ce n’est pas vraiment sympas pour les copains du Château, mais j’avais vraiment besoin de me changer (j’étais trempé jusqu’à l’os !) et qu’aurions-nous fait en attendant, vu que nous ne désirions pas faire la visite du Château et que toute visite du parc châtelain était compromise…

Finalement, le reste de la troupe nous a rejoint environ deux heures après et nous nous rassemblâmes, au grand complet et arborant fièrement (presque) tous les couleurs du club (en polo ou casquette), sur l’escalier central de l’hôtel. C’est une employée de l’hôtel qui nous a photographié pour que nous puissions tous apparaître sur la photo.

Puis vint le dernier repas collectif de cette longue sortie, au restaurant de l’hôtel, dans une salle qui nous était visiblement réservée (belle attention de nos hôtes !). Mais, en même temps (merde : voilà que je fais du Macron !), aurions-nous tenu, tous, dans la salle du restaurant, avec les autres clients de l’hôtel, de surcroît ? Je ne pense pas ! Toujours est-il que le repas fut, une fois de plus, excellent ; on a vraiment pas eu à se plaindre de ce côté-là depuis le début du séjour ! Puis Laurent, après en avoir demandé l’autorisation au personnel de l’hôtel, est allé rechercher sa sono diabolique dans l’Acadiane et, parce que malgré les apparences, c’est un homme ultra connecté, il s’est improvisé DJ pour la soirée en sélectionnant directement la musique sur internet depuis son portable et la rebalançant sur son enceinte du diable. Enfin, je critique cette pauvre enceinte qui n’y est pour rien et dont on a bien profité tout de même durant ces quatre jours et spécialement ce soir où nombre d’entre nous ont dansé et rigolé jusqu’à 23h environ. Une belle fête de fin de séjour en somme (et sans mauvais jeu de mots !) ; ça m’a rappelé les fêtes de fin de colo, jadis, quand nous étions encore de vrais enfants… Enfin, tout ça pour dire que l’ambiance fut très bonne et que je ne pense pas me tromper en disant que tout le groupe a apprécié ce moment de convivialité…

Mais ce n’est pas fini ! Une nouvelle journée s’annonce, le lendemain. Certes, elle nous ramènera jusqu’à Halluin, point final de ce périple, mais d’autres escales et visites sont programmées avant l’épilogue. Pourvu que la météo sois plus conciliante : les tempêtes, c’est marrant, mais faut pas que ça dure trop longtemps !!!

Tlaloc, appelé aussi Tlalocantecuhtli (« celui qui fait ruisseler les choses », « celui qui sème », en nahuatl) est un dieu aztèque de l’eau, qui tenait un rôle prépondérant dans la mythologie et la religion des Aztèques, comme c’était le cas de tous les dieux de la pluie dans les religions mésoaméricaines.

Jean-Christophe G

 

Petit déjeuner tranquille avant d’affronter la tempête !

 

 

 

Quel luxe de pouvoir garer son bateau devant sa porte !!!

 

morceaux de tempête…

 

…Les mouettes, elles, avaient plutôt l’air d’apprécier !

 

…Embruns garantis !

 

 

Tiens, ils ont semé des plantes carnivores… C’est curieux !

 

Couloirs de l’hôtel.

 

 

On se prépare pour la photo de famille…

 

 

…Et on attend les retardataires !

 

Cheese !

 

Au menu ce soir…

 

…Repas estampillé ARH, s’il vous plait !

 

Terre…

 

…ou mer.

 

 

 

 

Pour le moment, tout est calme…

 

…On déguste le festin.

 

 

 

 

Qu’entends-je ? …De la musique ?

 

Ah ouais ça me chatouille les cordes vocales !

 

Arlette qui danse ? …De mémoire de fonctionnaires, on l’a jamais vue comme ça…

 

…Même après plus de 10 ans à travailler avec elle !

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